Calculateur de TJM pour freelance : calculer son taux journalier

Le taux journalier moyen d'un freelance dépend du revenu net visé, du statut choisi et du nombre de jours facturables dans l'année. Ce calcul convertit un objectif de revenu personnel en un prix de vente journalier, en intégrant les charges sociales, fiscales et les périodes non facturées.

OutilsTJM

Les étapes du calcul du TJM

Le calcul part du revenu net mensuel visé, multiplié par douze pour obtenir un revenu net annuel cible. Ce montant est ensuite converti en chiffre d'affaires brut nécessaire, en tenant compte des charges propres au statut choisi, micro-entreprise ou société : cotisations sociales, impôt sur les bénéfices, frais de structure. Le chiffre d'affaires annuel ainsi obtenu est divisé par le nombre de jours facturables dans l'année pour donner le taux journalier moyen à facturer. Ce nombre de jours n'est pas le nombre de jours travaillés : il exclut les week-ends, congés, jours de prospection, formation et administratif. Le résultat affiche aussi le montant des charges, pour visualiser la part du chiffre d'affaires qui ne revient pas directement au revenu net.

Ce qui fait varier le TJM

Le facteur qui pèse le plus sur le TJM est le nombre de jours facturables, car il agit directement au dénominateur. Pour un revenu net visé de 3000 euros par mois, soit 36 000 euros par an, et un chiffre d'affaires brut nécessaire de 55 000 euros une fois les charges intégrées : avec 220 jours facturables, le TJM ressort à environ 250 euros. Avec 180 jours facturables, seuil plus réaliste une fois retirées les périodes de prospection et les congés, le même chiffre d'affaires impose un TJM proche de 305 euros. Le statut joue aussi, mais dans une moindre mesure : les charges d'une société diffèrent de celles d'une micro-entreprise, ce qui déplace le chiffre d'affaires à atteindre sans changer la logique du calcul.

L'erreur fréquente sur ce chiffre

L'erreur la plus courante consiste à surestimer le nombre de jours facturables, en comptant les jours ouvrés d'une année comme s'ils étaient tous vendables. Dans les faits, une part de ce temps part en prospection commerciale, en administratif, en formation ou en congés non rémunérés. Un freelance qui base son TJM sur un nombre de jours trop optimiste se retrouve avec un revenu net inférieur à sa cible, même en travaillant au tarif calculé. Le coût de cette erreur n'est pas visible immédiatement : il apparaît en fin d'année, quand le chiffre d'affaires réel ne couvre pas les charges prévues et que le revenu net encaissé reste en dessous de l'objectif initial. Ajuster le nombre de jours facturables à la baisse, plutôt qu'à la hausse, donne un TJM plus fiable.

Questions fréquentes

Combien de jours facturables prévoir par an ?

Le nombre de jours facturables dépend du temps réellement consacré à des missions payées, une fois retirés les week-ends, les congés, les jours de formation, de prospection et d'administratif. Un rythme de quatre jours facturés par semaine sur onze mois d'activité, par exemple, donne une base réaliste à tester dans le simulateur plutôt qu'un chiffre théorique de jours ouvrés.

Quelle différence entre micro-entreprise et société pour le TJM ?

Les deux statuts appliquent des charges différentes sur le chiffre d'affaires : cotisations sociales calculées en pourcentage du CA pour la micro-entreprise, cotisations et impôt sur les sociétés calculés sur la rémunération et le résultat pour une société. Le calcul distingue les deux régimes pour afficher un TJM et un chiffre d'affaires annuel qui correspondent au mode de charges réellement applicable, sans mélanger les deux logiques.

Le TJM calculé inclut-il la TVA ?

Non, le taux journalier moyen obtenu est un montant hors taxes. La TVA, lorsqu'elle s'applique, s'ajoute au TJM facturé au client et n'entre pas dans le calcul du revenu net, puisqu'elle est collectée puis reversée à l'administration fiscale et ne constitue pas un revenu pour l'indépendant.

Comment savoir si mon TJM est réaliste ?

Le calcul indique le TJM nécessaire pour atteindre un revenu net donné, pas celui que le marché est prêt à payer. Comparer ce résultat aux tarifs pratiqués sur des missions similaires, dans le même secteur et la même zone géographique, permet de vérifier si l'objectif de revenu est atteignable avec le rythme de jours facturables retenu, ou s'il faut ajuster l'un des deux paramètres.